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Apache, mySQL et PHP 5.3 avec MacPorts

21 août

Ayant récemment changé mon Mac, il m’a fallu repasser par l’étape (pénible) de réinstallation complète du système afin de repartir sur une base saine. Je ne détaillerai pas ici pourquoi je n’ai pas souhaité migrer mon ancien système sur le nouveau Mac mais je vais vous livrer un petit tutorial rapide pour installer un environnement de développement LAMP avec l’excellent gestionnaire de paquets MacPorts.

Ce billet repose principalement sur le howto proposé par MacPorts modifié par mes soins pour coller à mes besoins. Vos remarques sont d’ailleurs les bienvenues en commentaire, tout étant évidemment perfectible !

Première étape : installation de MacPorts

Au cas où vous ne l’auriez pas fait, téléchargez MacPorts en veillant bien à choisir la version de votre système d’exploitation. Lancez-le, prenez un café (au passage, prévoyez-en un stock pour la suite, ça sera utile) et patientez :)

Deuxième étape : installation d’Apache

Dans un terminal, lancez la commande suivante :

$ sudo port install apache2

N’oubliez pas de faire un tour dans les préférences système de Mac OS X pour désactiver le « Partage Web », aka l’Apache fourni avec le système, histoire d’éviter tout conflit (bien qu’il soit possible de facilement faire tourner Apache sur un autre port que celui par défaut).

Afin qu’Apache se lance à chaque démarrage du Mac, il faut spécifier l’emplacement du fichier de lancement à launchd, le gestionnaire de lancement de programmes de Mac OS X. MacPorts fourni une commande pour faire cela aisément :

$ sudo port load apache2

Passons ensuite à la configuration d’Apache (avec l’activation, entres autres, des VirtualHosts) :

$ sudo vim /opt/local/apache2/conf/httpd.conf
+ Include conf/extra/httpd-info.conf
+ Include conf/extra/httpd-vhosts.conf
+ Include conf/extra/httpd-default.conf

$ sudo vim /opt/local/apache2/conf/extra/httpd-info.conf

<Location /server-status>
  SetHandler server-status
  Order deny,allow
  Deny from all
+ Allow from 127.0.0.1
</Location>
<Location /server-info>
  SetHandler server-info
  Order deny,allow
  Deny from all
+ Allow from 127.0.0.1
</Location>

Afin de pouvoir accéder facilement à la commande de contrôle Apache, nous allons définir un alias dans notre fichier de profile bash :

$ vim .profile
+  alias apache2ctl='sudo /opt/local/apache2/bin/apachectl'

$ source .profile

Ainsi, vous pouvez démarrer, redémarrer, arrêter, vérifier la syntaxe des fichiers de configuration Apache, connaître le statut du serveur simplement à l’aide de la commande :

$ apache2ctl start/restart/stop/configtest/status

Enfin, je vous conseille d’installer lynx, le navigateur en mode texte afin d’utiliser l’option status de la commande :

$ sudo port install lynx

Troisième étape : installation de mySQL

Vient ensuite l’installation du SGBD mySQL :

$ sudo port install mysql5-server
$ sudo port load mysql-server
$ sudo -u _mysql mysql_install_db5

Enfin, afin de sécuriser l’installation de mySQL, saisissez la commande :

/opt/local/lib/mysql5/bin/mysql_secure_installation

On profite également de l’occasion pour que mySQL utilise par défaut l’UTF8, ça sera toujours un peu de temps de gagné pour la suite :

$ sudo vim /opt/local/etc/mysql5/my.cnf
+ [mysqld]
+ default-character-set=utf8
+ default-collation=utf8_unicode_ci
+ character_set_server=utf8
+ collation_server=utf8_unicode_ci
+ default-storage-engine=INNODB

Quatrième étape : installation de PHP

MacPorts propose par défaut la dernière version de PHP, soit la 5.3. Si vous souhaitez installer la version 5.2, il faudra installer le paquet php52.

$ sudo port install php5 +apache2
$ sudo port install php5-apc php5-curl php5-exif php5-ftp php5-gd php5-imagick php5-mbstring php5-memcache php5-mysql php5-soap php5-solr php5-xdebug php5-xmlrpc php5-xsl

Afin que PHP soit reconnu comme module Apache, il est nécessaire de faire une petite bidouille :

$ cd /opt/local/apache2/modules
$ sudo /opt/local/apache2/bin/apxs -a -e -n "php5" libphp5.so

$ sudo vim /opt/local/apache2/conf/httpd.conf
+ Include conf/extra/mod_php.conf
<IfModule dir_module>
+  DirectoryIndex index.php index.html
</IfModule>

On peut ensuite configurer PHP et définir le socket mySQL utilisé par MacPorts :

$ sudo -i
$ cd /opt/local/etc/php5
$ cp php.ini-development php.ini
$ defSock=`/opt/local/bin/mysql_config5 --socket`
$ cat php.ini | sudo sed \
-e "s#pdo_mysql\.default_socket.*#pdo_mysql\.default_socket=${defSock}#" \
-e "s#mysql\.default_socket.*#mysql\.default_socket=${defSock}#" \
-e "s#mysqli\.default_socket.*#mysqli\.default_socket=${defSock}#" > tmp.ini
$ grep default_socket php.ini.tmp
$ mv php.ini.tmp php.ini
$ exit

Cinquième étape : configuration d’un VirtualHost Apache

$ sudo vim /opt/local/apache2/conf/extra/httpd-vhosts.conf
NameVirtualHost *:80

<VirtualHost *:80>
 DocumentRoot "/path/de/votre/
 ServerName projet.local

 <Directory "/path/de/votre/projet">
 Order allow,deny
 Allow from 127.0.0.1
 </Directory>
</VirtualHost>

$ sudo vim /etc/hosts
+  127.0.0.1       projet.local

Etape complémentaire : installation de phpMyAdmin

$ sudo port install phpmyadmin
$ sudo vim /opt/local/apache2/conf/extra/httpd-vhosts.conf
<VirtualHost *:80>
  DocumentRoot "/opt/local/www/phpmyadmin"
  ServerName phpmyadmin.local

  <Directory "/opt/local/www/phpmyadmin">
    Order allow,deny
    Allow from 127.0.0.1
  </Directory>
</VirtualHost>

$ sudo vim /etc/hosts
+  127.0.0.1       phpmyadmin.local

$ apache2ctl restart

Vous avez désormais une plateforme LAMP de développement disponible sur votre Mac. Il existe beaucoup de « ports » disponibles, je vous invite à faire un tour dans la liste des paquets disponibles et à lire le guide pour que la liste de commande de MacPorts n’ait plus de secret pour vous !

 

Faire-part de naissance

06 mai

C’est avec un plaisir non dissimulé que je vous annonce la publication de mon mémoire sur le militantisme 2.0 et les réseaux sociaux politiques !

L’accouchement a eu lieu mardi, après deux mois d’écriture et un peu plus de six mois de travaux préparatifs. Bien que l’ensemble ne soit pas aussi parfait que je l’aurais souhaité, je reste content du résultat qui reflète assez bien ce sur quoi je voulais travailler initialement : un mélange de politique, de réseaux sociaux ainsi que de sciences humaines et de nouvelles technologies.

J’aurais l’occasion de revenir plus longuement sur le cheminement de ce long travail de recherche, des circonstances, des difficultés, etc. dans un prochain billet, juste après avoir pris le temps de décompresser et de me reposer.

En attendant, je vous invite à parcourir mon travail, il est disponible en lecture ainsi qu’en téléchargement. J’ai décidé de le publier sous licence Creative Commons BY-NC-SA afin d’en faciliter les travaux d’enrichissement et le partage des connaissances.

 

Que penser de l’iPad ?

13 fév

Les médias, même traditionnels, en parlent en boucle depuis le 27 janvier. Comme d’habitude, Apple a bien réussi son coup en orchestrant les rumeurs à la perfection pour alimenter le buzz sur l’iTablet, l’iSlate ou l’iPad, le nouvel « amazing » objet que tout le monde s’arrachera à son lancement. Il est clair que sur ce point, tout a été réussi à la perfection : comme d’habitude, c’est du grand art.

Déception

J’étais devant mon écran ce mercredi 27 janvier aux alentours de 19 heures pour lire les retranscriptions du Keynote de Steve Jobs et j’étais quand même un poil déçu. Je n’attendais pas l’objet parce que je n’en voyais pas d’utilité particulière (je suis suffisamment mobile avec mon iPhone et mon MacBook pour trouver un usage à une tablette) mais comme chaque mouton afficionado de la marque à la Pomme, j’attendais de boire les paroles de l’évangile d’iPapy. Les rumeurs avaient déjà ébruité pas mal d’informations, on connaissait à peu près la tête de la bête, on savait qu’elle tournait sous iPhone OS, qu’elle allait faire parler d’elle, qu’il lui manquerait des fonctionnalités mais qu’elle se vendrait merveilleusement bien.

J’attendais donc d’être un minimum surpris et je ne l’ai pas été. Certes, il y a certainement des prouesses technologiques réalisées, pas mal de recherche et développement pour concevoir un processeur ARM peu consommateur pour soulager la batterie et ultra-performant pour concurrencer les Atom d’Intel, que les capacités multi-touch de l’écran semblent meilleure que sur l’iPhone, etc. Mais… c’est tout.

J’attendais notamment une réponse à la montée en puissance d’Android à travers l’annonce d’iPhone OS 4 et de fonctionnalités qui révolutionneraient le marché, comme lors de l’annonce du premier iPhone il y a 3 ans, pour relancer les photocopieuses des concurrents et remettre Apple sur la première ligne.

Le multi-tâches

J’entends beaucoup de monde me dire que la faiblesse d’iPhone OS face à ses concurrents est l’absence de multi-tâches et je ne suis pas très convaincu par l’argument. Je n’ai que peu testé la concurrence pour pouvoir émettre un avis mais je pense déjà à la durée de vie de ma batterie. Honnêtement, je ne trouve pas très gênant le concept du mono-tâche vu la manière dont il est justifié : préserver l’autonomie et les performances. Apple fournit des produits finis, léchés à ses utilisateurs pour qu’il ait la meilleure expérience possible. Fournir du multi-tâches et provoquer des réductions d’autonomie ou des pertes de performance n’est donc pas quelque chose d’envisageable, le risque de perdre la crédibilité est trop important. Il n’y a déjà qu’à comparer un iPhone 3G à un 3GS pour voir les lenteurs du premier face au second pour se rendre compte du problème.  Et puis après tout, en quoi est-ce si important ? Rien ne m’empêche d’écouter de la musique sur mon iPhone en surfant sur le net (en utilisant la solution officielle, certes, qu’est la fonction iPod… point de Spotify ou Deezer possible), rien ne m’empêche de cliquer sur un lien hypertexte dans les applications pour la quitter puisque nombre de développeurs ont repris les fonctionnalités de Safari Mobile (c’est notamment le cas de TweetDeck for iPhone). Après je conçois qu’il est désagréable de devoir relancer l’application Mail quand je clique sur un lien hypertexte contenu dans un message reçu ou de devoir réouvrir une application après avoir passé un coup de fil… mais si c’est au prix des performances de mon smartphone, cela ne me dérange pas.

A ce sujet, certaines rumeurs font été de l’intégration du multi-tâches dans iPhone OS 4 via des API développeurs. Rien donc de natif : le développeur doit concevoir la manière dont son application va devoir se comporter quand elle sera en tâche de fond et donc penser « léger ». C’est quelque chose qui me convainc, d’autant plus que c’est déjà quelque chose de réalisé par certaines applications par l’intermédiaire du « Push » (voir l’exemple d’eBuddy qui permet de recevoir des messages instantanés sans pour autant que l’application soit ouverte).

Mais dans le cas d’une tablette que le bât blesse car elle doit être capable de se substituer à un ordinateur classique. On imagine, par exemple, assez mal de devoir remplir une feuille de calculs Numbers en prenant les données depuis Safari Mobile : cela risque d’être fastidieux. Le choix d’iPhone OS en lieu et place d’un Mac OS X « lite » n’est pas pour autant risqué : Apple cloisonne les utilisations possibles via l’App Store pour, on en revient toujours au même point, s’assurer que l’expérience utilisateur sera la meilleure possible. Rien ne nous dit d’ailleurs qu’une iTablet ou iSlate n’est pas en préparation avec, sous le capot, une version allégée de Snow Leopard…

Je reste persuadé qu’Apple saura nous surprendre ! Le produit n’est pas encore disponible, seule une poignée de personnes ont pu l’approcher et rien ne les empêche d’agrémenter l’iPad de nouvelles fonctionnalités à sa sortie ou via des mises à jour logicielles ultérieures.

Et Flash ?

Quand j’ai vu les photos de la bête, que j’ai regardé la vidéo du Keynote, j’ai vu ni plus ni moins qu’un « super iPod touch » à un prix correct qui risque d’inventer un nouvel usage plus vite qu’on ne le pense. Ce nouvel usage passe avant tout par du surf puisque Safari Mobile est un bon navigateur mobile et que l’écran de la tablette va permettre d’afficher les sites de manière confortable pour la lecture.

Reste la bête noire : Flash. On entend beaucoup de choses à son propos : Steve Jobs qui dit tout le mal qu’il en pense (plantogène sur Mac OS X, mal optimisé, etc.) et les internautes/journalistes/geeks qui trouvent scandaleux que la technologie ne soit pas reprise par Apple.

La raison officielle est que Flash est mal optimisé pour la plateforme et qu’il risquerait de gâcher l’expérience utilisateur à coup de nombreux plantages. Ce n’est pas faux : Flash est une vrai plaie sous Mac, la moindre lecture d’une vidéo sur YouTube ou d’une publicité un peu lourde sur le moindre site entraîne une consommation processeur au plus haut et donc un ventilateur qui oublie de se faire oublier. Apple met certainement de la mauvaise volonté à permettre à Adobe d’optimiser Flash en ne fournissant pas suffisamment d’API pour pousser l’utilisation de QuickTime et HTML5. Mais Adobe doit aussi considérer qu’optimiser son code pour une minorité d’utilisateurs (à la louche, 10%) est trop coûteux. Un partout, la balle au centre.

Reste qu’Apple a trouvé un merveilleux moyen de gagner de l’argent sans bouger le petit doigt : l’App Store. L’écosystème est entièrement contrôlé par Apple, il est maître sur ses terminaux mobiles et n’entre pas qui veut dans ce terrain de jeux. Bloquer Flash n’est donc qu’un moyen supplémentaire de continuer à contrôler l’usage des iPhone/iPod touch/iPad et donc faire fleurir les dollars par million en empêchant d’utiliser une autre technologie plus facile à mettre en œuvre (plus de développeurs, compétences moins coûteuses qu’Objective C) et incontrolable.

Et donc ?

J’avoue tout de même avoir hâte de pouvoir tester l’iPad, ne serait-ce que pour constater le merveilleux travail accompli par Apple pour concevoir un beau produit pour le plus grand nombre. Le prix d’entrée est correct, que ce soit en version WiFi ou 3G+WiFi, et les marges d’Apple certainement suffisamment hautes pour avoir une marge de manœuvre appréciable. Il ne fait pas de doute que le produit se vendra, qu’il subira des ruptures de stock dès son lancement et qui mettront plusieurs mois à se résorber (comme à chaque lancement d’iPhone, pour les actuels iMac 27″, pour la Magic Mouse, etc.) et qu’il dévoilera un nouvel usage que la concurrence n’aura pas su apprivoiser avant Apple.

Pour autant, je reste sceptique. Le couple iPhone/MacBook qui me suit partout n’est pas prêt à laisser entrer un nouvel outil car je n’en vois simplement pas l’utilité. Mon iPhone me permet d’avoir la mobilité suffisante à mon usage (mails, surf, iPod, Twitter, Facebook) et mon MacBook est là pour les utilisations plus poussées (pas difficile de trouver une borne FreeWifi si besoin). Qu’en est-il des utilisateurs « moyens » ? J’avoue ne pas trop savoir quel usage découlera de la tablette : à la maison devant la télé, dans son lit, dans les transports pour lire des livres, … ?

 

Enquête sur les internautes français et l’engagement politique en ligne

09 fév

Les choses avancent petit à petit concernant mon mémoire sur le militantisme 2.0 : ma bibliographie continue de s’étoffer, je lis en ce moment des choses très intéressantes qui me donnent pas mal d’idées, je prends beaucoup de notes par l’intermédiaire de mon joli carnet à spirale…

Pour continuer à explorer les terrains de ma recherche, j’en viens aujourd’hui à publier une enquête sur les internautes français et l’engagement politique en ligne. Cette étude est d’ores et déjà disponible en ligne : je vous invite à y participer et à en parler autour de vous, à gazouiller sur Twitter, à publier le lien sur Facebook, etc. Le but est de recueillir un maximum de réponses sur une large palette de personnes pour avoir un bon échantillon et tirer les conclusions adéquates dans mon mémoire.

L’étude prend moins de dix minutes et se décompose en quatre séries de questions : mieux vous connaître, vous et les réseaux sociaux sur Internet, vous et les réseaux sociaux des partis politiques français et la dernière série sur les usages des réseaux sociaux politiques. Le tout tourne sur Google Documents qui fourni un outil puissant, avec des possibilités de contextualisation des questions en fonction de réponses précédentes et un bon outil statistiques pour analyser les résultats.

N’hésitez pas à faire tourner, c’est la forte participation qui permettra d’avoir des résultats intéressants. Si vous avez des commentaires ou des suggestions, c’est pareil, vous savez où me joindre :)

 

Point d’étape sur le mémoire – 2 février 2010

02 fév

Il est temps de faire un petit point d’étape sur mon mémoire sur la politique 2.0 le militantisme 2.0 car les derniers jours ont été relativement importants.

Tout d’abord, il y a deux semaines, nous avons été soumis à un écrit pendant notre période de partiel autour de ce fameux mémoire. L’objectif était dans le titre de l’examen : faire le bilan et dresser les perspectives sur le travail scientifique que l’on est amené à produire. Le menu digeste de ces trois heures : présentation de l’objet de la recherche, développement des enjeux, description détaillée des terrains de travail et proposition d’un ou plusieurs plans.

Les notes ont été rendues hier et j’ai obtenu un 12, ce qui correspond à mes attentes. Concrètement, il faut savoir que ce partiel était épuisant : c’était notre dernier écrit de la semaine et il fallait beaucoup de concentration tellement le sujet est vaste à traiter. C’était aussi une sorte de test-match car c’est la première fois que l’on devait produire du contenu dans un temps donné sur le contenu de notre travail scientifique. Et c’est là que l’on se rend compte si, oui ou non, on a des choses à dire sur notre sujet ou si c’est plus laborieux. Je n’ai pas eu beaucoup de difficulté, j’ai juste eu l’impression de pas mal me répéter ou de ne pas trop savoir comment classer mes informations.

Je suis en tout cas rassuré de savoir que je peux produire du contenu, que je m’imprègne petit à petit de mon sujet car le saut dans le grand bain des 60 pages à produire arrive petit à petit !

Ensuite, j’ai rendu hier les fiches de lecture sur une partie de ma bibliographie. Ce n’est malheureusement pas tout à fait terminé, il reste encore des ouvrages à ouvrir, des notes à prendre et trier… Je vais d’ailleurs me plonger dans les prochains jours dans trois ouvrages :

  • Roguer David, Blogs, médias sociaux et politique, Paris, Les 2 encres, 2009, 112 p.
  • Crouzet Thierry, Le cinquième pouvoir. Comment Internet bouleverse la politique, Paris, Bourin Editeur, 2007, 284 p.
  • Serfaty Viviane, L’Internet en politique des Etats-Unis à l’Europe, Strasbourg, Presses Universitaires de Strasbourg, 2002, 424 p.

Je commence à avoir une bonne vision du sujet et compte l’ouvrir prochainement sur un nouveau thème : le militantisme politique. C’est ressorti par la correction de ma copie de partiel : mon mémoire ne porte pas sur la politique mais précisément sur l’évolution du militantisme. Je dois donc entrouvrir ce thème et compléter ma bibliographie en conséquence. A moi donc la sociologie du militantisme politique et son histoire… miam :P

Au niveau du planning, je vais m’empresser d’envoyer un email à Christophe Aguiton, mon tuteur, pour lui rendre compte de mes avancées, continuer l’exploration de ma bibliographie et préparer une fiche d’analyse de mon corpus (les terrains de recherche) pour le 15 février. Pour le 8 mars, je devrais avoir rédigé mon introduction et défini le plan détaillé. La rédaction à proprement parler débutera juste après, jusqu’à la fin avril pour un rendu début mai et une soutenance début juin. On y croit ;-)

Enfin, petit scoop avant de retourner le nez dans les bouquins, voici une esquisse du titre, rien que pour vous : « Militants 2.0 : CooPol et Créateurs de Possibles, les partis traditionnels à l’assaut du web participatif »

Crédit photo : La Netscouade, publiée sous licence Creative Commons

 

Ressources bibliographiques et webographiques de mon mémoire sur le militantisme 2.0

29 jan

Comme je l’avais suggéré lorsque je vous ai présenté mon sujet de mémoire, je compte m’appuyer sur l’aspect participatif permis par l’Internet d’aujourd’hui pour évoquer mes pistes, mes réflexions et avoir un retour sur mes écrits.

Je commence aujourd’hui ce qui sera certainement une longue série de billets dans l’avenir proche par la publication de ma bibliographie et ma webographie. Comme tout bouge au fil de mes lectures et de mes réflexions, je tâcherais de mettre à jour ce billet dès qu’il y a des évolutions.

Bien évidemment, si vous avez des suggestions, si vous tombez sur quelque chose d’intéressant, n’hésitez pas, c’est fait pour ça :) .

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Rétropédalage sur 2009

23 jan

Le mois de janvier est bientôt terminé et je m’étais promis de faire un petit retour sur l’année 2009 il y a quelques semaines, c’est chose faite.

2009 = année du neuf

2009 fut donc l’année du neuf, l’année où beaucoup de choses ont changé. Attachez vos ceintures, c’est parti !

Au niveau des études, j’ai achevé mon premier cycle universitaire et suis rentré dans le deuxième second. Après un DUT où j’ai eu la chance de faire de belles rencontres et où j’ai pu confirmer l’idée que je m’étais faite du boulot qui me bottait, je suis arrivé une troisième année de licence « Multimédia et art numérique » avec quelques anciens compères de DUT. On peut le dire haut et fort, l’année n’était pas passionnante, le contenu de cours ne convenait pas, je me suis ennuyé (pas beaucoup d’heures de cours, peu de projets, etc.), bref c’était pas folichon. Ayant des envies conjointes de travail et de continuer à être sur les bans de la fac, je suis parti en quête d’un master en alternance. Me voici donc arrivé en Master AIGEME – Cultures et Métiers du Web, toujours sur les terres de Mickey. La formation a l’avantage d’être entre le master recherche et le master professionnalisant (avec l’alternance) et qui fait donc la part belle aux sciences humaines (vous en aurez un aperçu très bientôt ici-même). Inutile de tirer des conclusions pour l’instant, je n’ai qu’une vision réduite du master, je sais que je fais des choses qui me plaisent, d’autres moins, je râle constate toujours autant… bref, je tirerais des conclusions en temps venu !

Au niveau du boulot, je suis devenu auto-entrepreneur le 1er janvier, en essuyant tous les plâtres qui caractérisent notre belle administration. J’ai eu l’occasion de rencontrer deux journalistes qui m’ont glorifié d’un article dans le quotidien 20 minutes et dans la revue Comment ça marche ? me donnant un peu de visibilité (et aussi quelques appels de personnes qui me demandaient de me prostituer pour une misère…). L’activité s’est globalement résumée à de l’édition de sites, me permettant de faire un chiffre d’affaires non négligeable. J’ai depuis mis l’activité de côté pour me concentrer à mes études, à ma vie personnelle et à mon retour aux sources chez Clever Age depuis la mi-août pour un contrat d’apprentissage couvrant la période du master.

Au niveau des projets, 2009 fut la concrétisation de la refonte d’AeroWeb (4ème version) tout en symfony. Le site a été redéveloppé from scratch, impliquant une étude approfondie des besoins. Près de 9 mois de travail (non complet) auront été nécessaires pour arriver à ce qui est actuellement en ligne. C’est un beau projet dont je suis plutôt fier car j’ai pu continuer à acquérir des compétences sur symfony et m’a donné envie de continuer à bosser avec (c’est en partie mon travail chez Clever Age). Merci encore à Cyril pour son super travail graphique ! Au niveau de l’association, c’était aussi notre troisième couverture presse du Salon du Bourget avec trois personnes à temps plein du lundi au dimanche (et des intervenants en plus certains jours) : c’est toujours un challenge intense, épuisant mais très formateur. On a fait de belles rencontres, signé un beau contrat qui devrait voir l’arrivée d’un nouveau service sur AeroWeb dans les prochaines semaines. Pictaero continue son bonhomme de chemin avec ses 50 000 photos validées après moins d’un an et demi d’existence, l’équipe fait du bon boulot, les photographes nous soutiennent… c’est en bonne voie !

Au niveau « geekeries », pas grand chose si ce n’est (enfin !) l’acquisition d’un iPhone 3GS le jour de son lancement en France me donnant accès à la mobilité nécessaire pour combler le geek qui sommeille est en moi. 2010 marquera l’arrivée d’un petit MacBook Pro, remplaçant de mon fidèle MacBook late 2007, qui commence à donner quelques signes de fatigue après deux ans et demi de bons et loyaux services, malgré la migration vers Snow Leopard.

Au niveau humain, j’ai fait de belles rencontres. Certaines m’ont marqué plus que d’autres, certaines resteront dans ma tête, d’autres moins, mais toutes ont été enrichissantes et m’ont permis de murir. Je ne détaillerais volontairement pas cette partie, c’est là que s’arrête l’étalage de ma vie privée sur la toile.

Et 2010 dans tout ça ?

2010 part sur les chapeaux de roues, elle sera riche, captivante, épuisante… Je sais déjà qu’il y a quelque chose qui va beaucoup m’occuper jusqu’à mai, vous serez ici au première loge de la réflexion. Pour ça et le reste, stay tuned!

 

Le Sida tue toujours en 2010

23 jan

Depuis quelques jours, une vidéo rappelant l’intérêt du préservatif dans la lutte contre le Sida a été mise en ligne. L’annonceur est Aides, l’association qui fait un super travail de prévention (n’oubliez pas de faire un don, même rikiki, c’est toujours ça de pris). Le message est toujours le même (et mérite d’être rabâché, encore et encore) et cette petite pépite le fait à merveille.

A noter qu’apparemment, il ne s’agit pas de la version définitive : celle-ci aurait fuité de l’agence en charge des actions publicitaires d’Aides (TBWA), on attend donc impatiemment la version finale !

A vous les studios, je reviens très vite pour quelques billets plus personnels qui sont dans la pile, il me faut juste un petit peu de temps pour les peaufiner (ce dont je manque cruellement).

 

Dis papa, comment on héberge 70k serveurs ?

20 jan

Comme ça mon fils :

 

Politique + réseaux sociaux = reconquête de l’électeur égaré ?

27 déc

Ceux qui me connaissent in real life le savent, j’ai une vie de cumulard et fier de l’être. La formule magique est la suivante : étudiant + salarié = apprenti.

Bien que ce ne soit pas le post le plus adapté, faute de mieux pour l’instant (promis, ça arrive), voici un rapide résumé de ma vie actuelle : après une désastreuse 3ème année de licence l’an passé, j’ai décidé de reprendre le droit chemin des études en me tournant vers la voie de l’alternance pour mon Master, me permettant ainsi de continuer à apprendre quelque chose quelque part, tout en me faisant la main sur de beaux projets et à avoir mon indépendance financière (manger sur le dos de papa maman, c’est cool mais ça colle moyennement à l’idée que j’ai de ma vie).

Comme je le disais, mon statut de cumulard me permet d’étudier de jolies choses et d’avoir la chance de travailler sur un Mémoire (oui, avec un m majuscule car il va me bouffer ma vie sociale pendant quelques mois… alors il le mérite !) sur le sujet de mon choix. Étant donné le temps qu’il allait falloir consacrer à ce petit bébé, il nous a été conseillé de choisir un sujet qui nous passionne, que l’on saurait porter porter avec nous pendant plusieurs mois.

Ayant une certaine curiosité pour le monde qui m’entoure, j’ai naturellement orienté mes recherches de sujet sur la politique et Internet. Les derniers mois ont été très importants pour le sujet : Barack Obama a fait une net-campagne très intense et particulièrement innovante. L’avènement des réseaux sociaux (Facebook et Twitter, en particulier) combiné à une stratégie d’e-mobilisation forte lui ont permis de littéralement inonder la toile de sa propagande. De là à dire qu’il a remporté l’élection à la présidence américaine grâce à Internet, il n’y a qu’un pas que je ne franchirais pas.

En France, comme à notre habitude, nous sommes à la traîne. Cependant, à l’heure où Internet est encore vu par certains comme une horreur à « nationaliser », les partis politiques ont bien compris qu’une partie de l’élection se jouait sur ce nouveau média qui prend une place grandissante dans la vie de chacuns. Ils vont donc se doter dans les prochaines semaines d’armes de guerre pour activer leurs militants, les faire participer, buzzer et débattre des idées qui seront directement intégrées aux programmes de la présidentielle de 2012.

Le sujet de mon mémoire est donc cet univers politique en mutation, qui ne prend plus Internet pour une vaste fumisterie. D’ici à fin mai, je vais donc tenter de répondre à la problématique suivante : Comment les partis politiques français réinventent la communication politique à l’aide des réseaux sociaux ?

Naturellement, comme je conçois Internet comme un vaste lieu de partage, je vais abondamment me servir de ce blog pour partager avec vous mes tâtonnements, mes références bibliographiques, mes trouvailles webographiques… et mon mémoire quand il sera soumis au jury.

Politique 2.0 : les réseaux sociaux comme stratégie de reconquête de l’électorat ? La réponse d’ici fin mai :)