Les militants 2.0 parés pour l’assaut de 2012

Je suis toujours avec beaucoup d’intérêt toute l’actualité politique. Le contexte actuel est vraiment très riche pour les boulimiques, comme moi, du sujet :

  • entre les primaires citoyennes organisées par le PS, avec le succès mérité qu’elles ont connues ;
  • les « ouin-ouin » de l’UMP à propos du temps de parole de la majorité, à grand renfort d’éléments de langage ou de forte présence dans les médias de Jean-François Copé. Même s’il faut bien avouer que les médias en ont probablement trop fait sur la primaire PS, l’UMP semble avoir oublié l’hyperprésidentialisation que nous avons connu entre 2007 et 2009 et la sur-représentation de Sarkozy dans les médias, toute forme confondue ;
  • le secret de polichinelle sur la candidature de Sarkozy en mai prochain ;
  • la naissance du premier bébé à l’Elysée, dont les français semblent se moquer éperdument, mais que les médias n’ont pas manqué de nous bassiner,
  • etc.

Et ceci n’est que le début d’une campagne qui s’annonce passionnante, dans un contexte de crise économique majeure.

Le militantisme à l’heure des nouvelles technologies étant le sujet de mon mémoire de recherche de Master 1, je continue ma petite veille sur le sujet et je suis tombé sur deux articles du Monde.fr ce matin qui évoquent les sujets que j’avais traités à l’époque concernant les nouveaux modes de militantisme « 2.0 » qui vont probablement être prépondérants pendant la campagne qui s’annonce :

  • Sur Twitter, entre les RT automatiques que les équipes de campagnes utilisent pour marteler les messages aux « followers » des twittos qui acceptent de participer à cette nouvelle forme de spam ou l’utilisation des « tweets-débats » : Twitter en mode automatique pour les militants d’Alexandre Léchenet sur Le Monde.fr ;
  • Comme je l’évoquais dans mon mémoire, l’enjeu pour les partis est de constituer une immense base de « prospects » pour marteler des messages. Le PS a, semble-t-il, frappé très fort avec sa primaire : 2012 : la bataille du Web de Xavier Ternisien sur Le Monde.fr.

Politique + réseaux sociaux = reconquête de l’électeur égaré ?

Ceux qui me connaissent in real life le savent, j’ai une vie de cumulard et fier de l’être. La formule magique est la suivante : étudiant + salarié = apprenti.

Bien que ce ne soit pas le post le plus adapté, faute de mieux pour l’instant (promis, ça arrive), voici un rapide résumé de ma vie actuelle : après une désastreuse 3ème année de licence l’an passé, j’ai décidé de reprendre le droit chemin des études en me tournant vers la voie de l’alternance pour mon Master, me permettant ainsi de continuer à apprendre quelque chose quelque part, tout en me faisant la main sur de beaux projets et à avoir mon indépendance financière (manger sur le dos de papa maman, c’est cool mais ça colle moyennement à l’idée que j’ai de ma vie).

Comme je le disais, mon statut de cumulard me permet d’étudier de jolies choses et d’avoir la chance de travailler sur un Mémoire (oui, avec un m majuscule car il va me bouffer ma vie sociale pendant quelques mois… alors il le mérite !) sur le sujet de mon choix. Étant donné le temps qu’il allait falloir consacrer à ce petit bébé, il nous a été conseillé de choisir un sujet qui nous passionne, que l’on saurait porter porter avec nous pendant plusieurs mois.

Ayant une certaine curiosité pour le monde qui m’entoure, j’ai naturellement orienté mes recherches de sujet sur la politique et Internet. Les derniers mois ont été très importants pour le sujet : Barack Obama a fait une net-campagne très intense et particulièrement innovante. L’avènement des réseaux sociaux (Facebook et Twitter, en particulier) combiné à une stratégie d’e-mobilisation forte lui ont permis de littéralement inonder la toile de sa propagande. De là à dire qu’il a remporté l’élection à la présidence américaine grâce à Internet, il n’y a qu’un pas que je ne franchirais pas.

En France, comme à notre habitude, nous sommes à la traîne. Cependant, à l’heure où Internet est encore vu par certains comme une horreur à « nationaliser », les partis politiques ont bien compris qu’une partie de l’élection se jouait sur ce nouveau média qui prend une place grandissante dans la vie de chacuns. Ils vont donc se doter dans les prochaines semaines d’armes de guerre pour activer leurs militants, les faire participer, buzzer et débattre des idées qui seront directement intégrées aux programmes de la présidentielle de 2012.

Le sujet de mon mémoire est donc cet univers politique en mutation, qui ne prend plus Internet pour une vaste fumisterie. D’ici à fin mai, je vais donc tenter de répondre à la problématique suivante : Comment les partis politiques français réinventent la communication politique à l’aide des réseaux sociaux ?

Naturellement, comme je conçois Internet comme un vaste lieu de partage, je vais abondamment me servir de ce blog pour partager avec vous mes tâtonnements, mes références bibliographiques, mes trouvailles webographiques… et mon mémoire quand il sera soumis au jury.

Politique 2.0 : les réseaux sociaux comme stratégie de reconquête de l’électorat ? La réponse d’ici fin mai 🙂